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Quelques éléments sur l’intention entrepreneuriale des étudiants de l’enseignement supérieur public algérien

Miloud AROUSSI, PhD reading (Oxford – IUFS)

Titre

Quelques éléments sur l’intention entrepreneuriale des étudiants de l’enseignement supérieur public algérien : Cas des étudiants de l’Université de M’Sila

Avant propos

Cet article est présenté par Miloud AROUSSI, candidat à l’obtention du titre de docteur (PhD) en entrepreneuriat de l’IUFS/IHAC (International University of Fundamental Studies / International Higher Academic Council), afin de contextualiser la thèse qui a été réalisée, présentée et acceptée.

INTRODUCTION

Depuis quelques décennies, le monde connaît une crise économique systémique, qui touche la majorité des pays du monde. Dans ce contexte, le taux de chômage est plus élevé, en particulier, celui des jeunes. Le marché de l’emploi actuel ne permet pas d’absorber tous les demandeurs d’emploi. Pour inverser la courbe du taux de chômage des jeunes, les autorités publiques partout dans le monde ont de ce fait cherché des solutions de stimulation de l’économie, qui pourrait faire que le marché de l’emploi absorbe les demandeurs d’emploi. Ainsi, la solution qui a été déployée dans un grand nombre de pays est l’entrepreneuriat. Dans ce contexte, de nombreuses facilités ont été légiférées afin que le nombre d’entrepreneurs puisse augmenter massivement et rapidement, notamment afin de redynamiser l’économie mondiale. De nombreux pays ont donc impulsé des stratégies de promotion de l’entrepreneuriat, en particulier des jeunes, pour d’une part réduire le chômage des jeunes, mais afin également que les jeunes ambitieux puissent plus facilement réaliser un projet entrepreneurial, dans le but qu’ils se réalisent pleinement professionnellement. Les autorités publiques algériennes ont  promu l’entrepreneuriat des jeunes, et ont créé des structures afin de les aider financièrement et les accompagner dans leurs projets entrepreneuriaux.  

CONTEXTE DE LA RECHERCHE

Pour en connaître davantage sur l’entrepreneuriat en Algérie, nous avons questionné des étudiants de l’Université de M’Sila, afin d’obtenir quelques données qui nous ont permis de réaliser des statistiques descriptives. En effet, depuis deux décennies, les autorités algériennes ont investi dans la promotion de l’entrepreneuriat, notamment auprès des jeunes. Dans ce contexte, il a été mis en place l’ANSEJ (Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes), qui a pour objectif d’aider financièrement et d’accompagner les jeunes algériens de 19 à 35 ans dans leur projets entrepreneuriaux. L’ANSEJ a été créée en 1996, et a depuis sa création à la fin de l’année 2016, c’est-à-dire, en une vingtaine d’années, généré près de 900 000 emplois (précisément 878 264 emplois créés). Par ailleurs, pour l’année 2016 seule, l’ANSEJ a financé en moyenne 45 projets par jour, à savoir que 66% des projets financés l’ont été au profit des diplômés de la formation professionnelle, alors que 18% des projets financés l’ont été au profit des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Nous pouvons également noter que 65% des projets financés ont mobilisé moins de 5 millions de dinars (DZD = < 37 200 € environ). Par ailleurs, l’ANSEJ indique que 14% des projets ont été financés au profit des femmes, que 92% des promoteurs financés avaient moins de 35 ans, alors que 2% des projets ont été financés dans le cadre du développement d’entreprises existantes (ces chiffres sont les chiffres clé du dispositif pour l’année 2016). En outre, nous pouvons ajouter que la CNAC (Caisse Nationale d’Assurance Chômage) a dans le cadre de la lutte contre le chômage et la précarité, pris en charge en 2004, le dispositif de soutien à la création d’activités. Les promoteurs dans le cadre du dispositif de création d’activités doivent avoir entre 30 et 50 ans, alors que les modalités d’attribution de financement sont globalement les mêmes que celles de l’ANSEJ.

Aussi, la CNAC s’appuie sur un réseau national de Centres d’Appui au Travail Indépendant (CATI), qui existe depuis l’année 1998. Nous pouvons ainsi noter, que le montant des financements, que ce soit à travers l’ANSEJ, ou que ce soit à travers la CNAC, ne doivent pas dépasser les 10 millions de dinars (DZD = < Près de 75 000 €). Aussi, en 2004, les autorités publiques mettaient en place l’ANGEM (l’Agence Nationale de Gestion du Micro-Crédit). La création de cette agence s’inscrit également dans la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et la précarité. Ainsi l’ANGEM a octroyé au 31 mars 2019, 885 558 micro-crédits, dont 561 522 qui ont été octroyés aux femmes, 324 036 octroyés aux hommes, ainsi qu’ a permis la création de 1 312 657 d’emplois (entre sa création en 2004 et le 31 mars 2019). A savoir, que l’ANGEM propose différentes formes de prêts qui peuvent atteindre 1 millions de dinars (DZD = < environ 7500 €). Dans ce contexte de promotion de l’entrepreneuriat en Algérie, nous avons voulu savoir, ce que la population algérienne pensait de cette stratégie de promotion de la culture entrepreneuriale déployée par les autorités publiques algériennes. Ainsi, nous avons questionné un échantillon d’étudiants de l’enseignement supérieur de l’Université de M’Sila afin de connaître leurs ressentis sur le sujet. Nous avons distribué ce questionnaire de 19 questions au cours de l’année universitaire 2014/2015, et avons recueilli et traité leurs réponses qui sont présentées ci-dessous essentiellement sous forme de statistiques descriptives afin que nous ayons de premiers résultats sur le sujet dans le contexte algérien. Nous avons effectué notre recherche doctorale sur les intentions entrepreneuriales des étudiants algériens. L’étude de ce sujet a été réalisé dans de nombreux pays mais à notre connaissance pas encore en Algérie, d’où notre choix d’effectuer notre recherche sur les étudiants en Algérie.

A savoir, que les étudiants questionnés n’ont eu aucune forme d’enseignement à l’entrepreneuriat, c’est-à-dire, qu’ils n’ont ni suivi de programme de sensibilisation à l’entrepreneuriat, ni suivi de formation à l’entrepreneuriat. Cela implique que ces étudiants questionnés sont novices sur le sujet. La majorité des étudiants sont en fin de cursus, c’est-à-dire, en 4ème et 5ème année de filières de sciences exactes (hydraulique et mathématique).

RESULTATS DE LA RECHERCHE 

Question 1

A la première question du sondage distribué qui consiste a demander aux étudiants algériens sondés s’ils ont des connaissances sur le processus de création d’entreprise, nous pouvons constater ci-dessous que sur 75 étudiants ayant répondu à la question, il y en a 57, c’est-à-dire, 76% qui répondent ne pas avoir de connaissances sur le processus de création d’entreprise, 17 étudiants répondent qu’ils connaissent en partie le processus de création d’entreprise, c’est-à-dire, 22.7%, alors qu’1 seul étudiant a répondu qu’il connaissait parfaitement le processus de création d’entreprise (1.3%). Nous rappelons dans ce contexte que les étudiants sondés n’ont suivi ni programme de sensibilisation, ni programme de formation, à l’entrepreneuriat. 

Ainsi, dans ce contexte, nous pouvons dire, que d’une part, compte tenu, que les étudiants questionnés n’ont pas suivi de programme de sensibilisation, ni de formation à l’entrepreneuriat, d’autant plus qu’ils sont des étudiants de filières de sciences exactes (pour rappel, hydraulique et mathématique), il y a malgré cela tout de même 22.7% (soit 17 / 75), qui connaisse en partie le processus de création d’une entreprise, ce qui d’après nous, veut dire, qu’il y a actuellement l’émergence d’une culture entrepreneuriale dans la société algérienne, probablement due à sa promotion depuis deux décennies environ. Aussi, nous pouvons ajouter, que le fait, d’après nous, qu’il y ait 22.7% (soit 17 / 75) de ces étudiants qui connaissent en partie le processus de création d’une entreprise, veut éventuellement dire (ce qui nécessiterait de la recherche scientifique sur le sujet pour confirmer ou infirmer ces propos), que, au moins ces 17 étudiants, pourraient éventuellement être intéressé à créer une entreprise, ce qui implique qu’ils peuvent tout à fait être d’accord pour suivre un module de sensibilisation qui serait dispensé dans la maison de l’entrepreneuriat de l’Université de M’Sila. En effet, probablement, qu’une partie de ces étudiants connaissant partiellement le processus de création d’une entreprise, envisagent de créer une entreprise à la sortie des études.

Question 2

A la deuxième question, demandant si le projet professionnel de l’étudiant comprend la création d’une entreprise, nous avons, comme nous pouvons le constater ci-dessous, tout de même sur les 74 étudiants ayant répondu à la question, 18 répondants qui n’envisagent pas de créer une entreprise, soit 24.3% de l’échantillon. Aussi, il y a 12 étudiants (16.2%) des étudiants questionnés qui envisagent de créer une entreprise directement à l’issue de leurs études. Ces 12 étudiants, compte tenu, de l’implantation de 58 maisons de l’entrepreneuriat sur le parc des 106 universités et grandes écoles publiques, peuvent tout à fait se rapprocher de la maison de l’entrepreneuriat de l’Université de M’Sila afin d’être accompagné à la création de leur entreprise dès la diplômation, en effet, la maison de l’entrepreneuriat pourra les informer, les sensibiliser, les former, les accompagner, dans leur projet, à savoir, que les maisons de l’entrepreneuriat basées dans les universités algériennes travaillent en collaboration avec l’ANSEJ, ce qui pourra faciliter la démarche des étudiants algériens qui désirent cheminer sur la voie de l’entrepreneuriat comme carrière. Par ailleurs, il y a 13 étudiants sur 74 (17.6%) qui répondent qu’ils envisagent de créer une entreprise 1 à 2 ans après la fin de leurs études, ainsi que 4 étudiants sur 74 (5.4%) qui répondent vouloir créer une entreprise 3 à 5 ans après la fin de leurs études, et 8 étudiants sur 74 (10.8%) qui veulent créer une entreprise mais ne savent pas encore à quelle échéance, probablement que ces trois groupes d’étudiants veulent acquérir une première expérience professionnelle avant de se lancer dans un projet de création d’une entreprise. Aussi, nous pouvons noter que, en additionnant les nombres d’étudiants qui veulent créer une entreprise, directement après leurs études ou plus tard au cours de leurs carrières, nous avons donc, 37 étudiants sur 74 qui envisagent la création d’une entreprise soit 50% de l’échantillon. Ainsi, par ce résultat de 50% des étudiants interrogés qui envisagent de créer une entreprise de suite à l’issue de la diplômation ou plus tard au cours de leurs carrières, nous pouvons confirmer l’assertion expliquée dans l’interprétation des résultats à la première question, qui consiste à dire que la culture entrepreneuriale est en émergence en Algérie.

En effet, nous démontrons par ces statistiques bien qu’elles soient seulement descriptives que les autorités publiques algériennes, ont dans une certaine mesure, réussi à susciter la vocation entrepreneuriale chez certains étudiants. Enfin, à cette 2ème question, nous constatons qu’il y a une part importante d’étudiants indécis, c’est-à-dire, 19 étudiants sur 74 (25.7%) de ces étudiants qui répondent qu’ils ne savent pas encore s’ils vont créer une entreprise, ces répondants pourraient selon nous changer d’avis, et opter pour le choix de la carrière entrepreneuriale dans le cas où ils suivaient un module de sensibilisation à l’entrepreneuriat dispensé par la maison de l’entrepreneuriat.

En effet, nous pouvons ajouter, que différents organismes opèrent en Algérie afin de répandre une culture entrepreneuriale. Dans un premier temps, nous pouvons citer l’ONG Injaz El Djazaïr, qui est une émanation de l’Injaz El Arab, organisation qui est présente dans 14 pays membres de la Ligue des États Arabes et/ou de l’Organisation de la Coopération Islamique et qui sensibilise et forme plus de 2.7 millions de jeunes citoyens des pays de la Ligue des États Arabes et/ou de l’Organisation de la Coopération Islamique, elle même faisant partie de l’association internationale Junior Achievement, fondée aux États-Unis en 1919. La Junior Achievement est un organisme particulièrement utile qui notamment sensibilise et forme à l’entrepreneuriat plus de 10 millions de jeunes dans plus de 100 pays avec l’aide de 465000 volontaires ayant une expertise dans le monde de l’entreprise. Injaz El Djazaïr a débuté son activité en Algérie en 2010 avec l’aide du Club CARE (Cercle d’Action et de Réflexion autour de l’Entreprise). A savoir par ailleurs, qu’actuellement, c’est-à-dire en 2019, Injaz El Djazaïr dispense trois enseignements à l’entrepreneuriat, notamment, le Company Program, l’Entrepreneurial Master Class ainsi que le Be Innovative Camp. Également, le gouvernement algérien en coopération avec l’UNITAR (Institut pour la Recherche et la Formation de l’ONU) ont lancé le programme Ibtikari en 2014.

Ce programme qui a existé en Algérie de 2014 à 2016, a conduit pour les quelques plus de 700 jeunes diplômés du BTS au Doctorat dans un des secteurs d’activités reconnu prioritaire par les autorités, après sensibilisation et formation, lors de la première année du programme (c’est-à-dire, en 2014-2015) à la création, à l’issue du programme, d’environ 750 nouvelles entreprises innovantes sur tout le territoire algérien. Aussi, l’expérimentation du programme Ibtikari devait permettre en cas de réussite du programme à implanter dans les universités algériennes des programmes de sensibilisation et de formation à l’entrepreneuriat. Ainsi, nous avons constaté qu’il y a depuis quelques années effectivement des programmes de sensibilisation et de formation à l’entrepreneuriat dans certaines universités algériennes. Comme nous l’avons explicité auparavant, il y a eu l’implantation à partir de l’année 2007 (la première maison de l’entrepreneuriat a été implanté à l’Université de Constantine) de 58 maisons de l’entrepreneuriat sur l’ensemble du parc universitaire public algérien. D’autres programmes de sensibilisation et de formation à l’entrepreneuriat existent et sont dispensées par des écoles de commerce privées, par les chambres de commerce et d’industrie alors que l’ANSEJ, entre autres, dans le cadre du processus devant mener à la création d’une entreprise, fournit un enseignement sur le sujet. Ainsi, par la présentation succincte des différents dispositifs existants en Algérie ayant pour mission l’accompagnement des porteurs de projets entrepreneuriaux, nous avons voulu, démontrer que des solutions existent en Algérie pour ces porteurs de projets entrepreneuriaux. Par conséquent, les étudiants que nous avons questionné qui répondent qu’ils envisagent de créer une entreprise dans le pays, ont effectivement des opportunités de le faire, à travers les différents dispositifs existants et ainsi, créer une entreprise, ce qu’ils leur garantie une certaine stabilité et indépendance financière, mais également, leurs permet de contribuer à créer et de la valeur nouvelle et de la richesse économique au pays. De ce fait, en investissant massivement dans l’entrepreneuriat, en particulier des jeunes, les autorités cherchent à impulser une dynamique entrepreneuriale qui vise à apporter non seulement de la croissance économique à l’Algérie, mais aussi, permet d’inverser la courbe du chômage des jeunes.

En diminuant le chômage des jeunes, en stimulant la croissance économique, à savoir également que l’entrepreneuriat conduit à une diversification de l’économie ce qui est important dans la structure économique d’un pays, qui plus est l’Algérie, dont l’État obtient ses revenus à plus de 90% par les activités liées aux hydrocarbures (pétrole et gaz naturel). En favorisant l’entrepreneuriat, l’Algérie pourra non seulement se développer économiquement, mais aussi, espérer devenir une puissance économique émergente qui pourrait éventuellement entrer dans un club de pays émergents. En effet, certains analystes (dont l’ambassadeur de la Russie en Algérie) estiment que dans l’avenir, l’Algérie pourrait éventuellement faire son entrée dans le club des BRICS, même si cela n’est pas envisageable à l’heure actuelle.

Question 3

Ainsi, pour ce qui concerne la question 3 du sondage, nous avons voulu, évaluer les connaissances générales des étudiants quant aux organismes d’accompagnement existants en Algérie.  Ainsi, nous pouvons constater, qu’il y a sur les 71 répondants à cette question, 60 étudiants (Soit 84.5%) qui connaissent l’ANSEJ (Pour rappel : l’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes). Dans ce contexte, cela démontre que les autorités ont globalement effectivement communiqué sur cette agence et ainsi, les jeunes étudiants qui connaissent l’ANSEJ peuvent en effet, dans le cas où ils souhaitent créer une entreprise ex-nihilo, se rapprocher de l’ANSEJ qu’ils connaissent pour 84.5% d’entre eux. Par ailleurs, il y a peu, c’est-à-dire, 8 étudiants sur 71 (Soit 11.3%) qui connaissent les Chambres de Commerce et d’Industrie (Les CCI), il y a très peu, c’est-à-dire, 4 étudiants sur les 71 qui ont répondu à l’étude (Soit 5.6%), qui connaissent l’Agence Nationale de Développement Industriel (L’ANDI).

Aussi, nous pouvons constater qu’il y a 20 étudiants sur les 71 répondants (Soit 28.2%) qui savent que la Caisse Nationale d’Assurance Chômage (la CNAC) existe, à savoir, que la CNAC propose les mêmes formules d’aides et d’accompagnement à l’entrepreneuriat que l’ANSEJ, mais pour un public d’âge différent, c’est-à-dire, dont l’âge est compris entre 30 et 50 ans. Pour ce qui concerne, l’Agence Nationale de Gestion du Micro-Crédit (L’ANGEM), il y a 40 étudiants (Soit 56.3%) sur les 71 qui ont répondu au questionnaire qui savent qu’elle existe, ce qui représente un taux élevé bien que moins élevé du nombre d’étudiants qui connaissent l’ANSEJ. A savoir néanmoins, que comme nous l’avons expliqué plus haut, l’ANGEM vise un public différent de celui de l’ANSEJ, cette dernière étant réservé aux jeunes dont l’âge est compris entre 19 et 35 ans alors que l’ANGEM a pour vocation d’accompagner et d’octroyer des micro-prêts à des porteurs de projets entrepreneuriaux (femme ou homme) de tout âge mais dont l’investissement requis est moins élevé. Aussi, seuls 2 étudiants (Soit 2.8%) sur 71 connaissent la Caisse de Garantie du Crédit Investissement (La CGCI) ainsi que le Fonds de Garantie des Crédits aux PME (La FGAR).

Par ailleurs, seul(e) un(e) étudiant(e) (Soit 1.4%) sur les 71 étudiants sondés a connaissance de l’existence du Fonds de Caution Mutuelle de Garantie Jeunes Promoteurs. Pour ce qui est des trois derniers « Items », probablement, que les 2 seul(e)s étudiant(e)s qui connaissent la CGCI ainsi que le FGAR, de même que le/la seul(e) étudiant(e) qui a connaissance du Fonds de Caution Mutuelle de Garantie Jeunes Promoteurs, ont un projet entrepreneurial, d’où leurs connaissances sur les différents dispositifs d’aides et d’accompagnement à l’entrepreneuriat qui sont plus approfondies. Enfin, aucun répondant ne connaît le Fonds de Garantie Mutuelle des Micro-Crédits. Pour finir, seul 1 étudiant (Soit 1.4%) sur les 71 qui ont répondu à l’étude, connaît des sociétés de capital-investissement (Communément connu sous l’appellation populaire de Sociétés de Capital-Risque). Pour finir, aucun(e) étudiant(e), ne connaît de pépinières d’entreprises, ce qui peut apparaître prévisible compte tenu que peu existent en Algérie.

Ainsi, nous pouvons aussi en déduire à travers les réponses obtenues à cette troisième question, qu’une partie des étudiants ont globalement effectivement des connaissances sur les dispositifs d’aides et d’accompagnement à l’entrepreneuriat en Algérie. Cela confirme, compte tenu que ces étudiants le sont dans des filières de sciences exactes, c’est-à-dire, plutôt éloignées des filières de sciences de gestion qui sont plus à même de sensibiliser et former des étudiants à l’entrepreneuriat, qu’il y a une culture entrepreneuriale en émergence dans le pays. Ainsi, cela corrobore également l’assertion avancée que les autorités algériennes ont globalement fait un travail de promotion de la culture entrepreneuriale qui « a porté ses fruits ». Dans ce contexte, cela démontre, qu’il y a un certain engouement à l’entrepreneuriat de la part des algériens, en particulier des jeunes. Par ailleurs, la volonté de devenir entrepreneur de la part des jeunes, en particulier des jeunes diplômés, veut aussi dire que ce sont des entrepreneuriats, d’une part, de nécessité effectivement, compte tenu de la conjoncture économique difficile mondiale et donc aussi celle de l’Algérie, où les jeunes ont peu d’opportunités professionnelles salariées sur le marché de l’emploi, et qui les poussent à choisir la voie de la carrière entrepreneuriale pour remédier à ce problème en effet existant, mais qui n’est pas le propre de l’Algérie seule, puisque le chômage des jeunes touchent la majorité des pays du monde. Néanmoins, compte tenu des éléments de réponse obtenus à travers ces réponses à la troisième question de notre questionnaire, c’est-à-dire, le nombre d’étudiants qui connaissent les différents dispositifs existants d’aides et d’accompagnement à l’entrepreneuriat en Algérie, mais aussi, du fait qu’une part importante des étudiants ont répondu qu’ils envisageaient de créer une entreprise ex-nihilo à la question 2, également, qu’ils connaissent pour cette partie d’entre eux, partiellement le processus de création d’une entreprise, cela démontre en effet, qu’il y a aussi de l’entrepreneuriat d’opportunités de la part des jeunes diplômés en Algérie. L’entrepreneuriat d’opportunité est selon nous le plus à même de créer de la valeur nouvelle et des emplois, de même, que cet entrepreneuriat débouche plus souvent sur des projets entrepreneuriaux innovants, et des entreprises se développant rapidement.

Question 4

Compte tenu de la promotion de la culture entrepreneuriale en Algérie, nous avons voulu savoir quelle était l’image de l’entrepreneur, justement, dans le pays. En effet, une bonne image de l’entrepreneur, peut tout à fait susciter des vocations parmi les jeunes. Au contraire, dans le cas d’une image négative de l’entrepreneur, les jeunes étudiants ne seront pas attirés par le métier d’entrepreneur. Ainsi, nous rappelons que le contexte algérien est la transition économique du pays conduite par les autorités qui a débuté il y a environ trois décennies, d’une économie planifiée à une économie de marché. Ainsi, à la question posée dans le cadre de notre étude, de l’image selon les étudiants répondants, qu’avait l’entrepreneur en Algérie, il y a 11 (Soit 14.9%) étudiants sur 74  qui répondent que l’entrepreneur est bien perçu en Algérie. Dans le même temps, il y a tout de même, 55 étudiants (Soit 74.3%) sur les 74 qui ont répondu à la question, qui considèrent que l’entrepreneur est mal perçu en Algérie. Enfin, il y a 8 étudiants (Soit 10.8%) des étudiants sur 74 qui ont répondu qu’ils ne savaient pas quelle était l’image de l’image de l’entrepreneur en Algérie. Ces résultats nuancent les résultats des questions précédentes qui nous permettaient d’affirmer que les autorités algériennes ont globalement fait un bon travail de promotion de la culture entrepreneuriale dans le pays. En effet, les résultats de la Question 4 démontrent qu’il y a encore à faire afin que l’entrepreneur ait une bonne image dans le pays. Aussi, nous pensons qu’il y a un troisième facteur qui peut influencer ces résultats.

Le fait qu’il y ait de la corruption en Algérie, alors que certains entrepreneurs sont connu pour être proches du pouvoir certainement afin de bénéficier de facilitées dans le cadre de leurs affaires, prouve d’une certaine façon que l’entrepreneur a une mauvaise image probablement dû à leurs réputations d’individus corrompus. La corruption en Algérie existe, l’organisme Business France, dans une de ses notes destinées aux entrepreneurs français a mis en garde contre certaines pratiques de corruption en Algérie, alors que, le monde entier a pu constater en 2019, l’ampleur des manifestations en Algérie (Jusqu’à 20 millions de personnes dans les rues de tout le territoire national), où le peuple algérien a demandé au départ du système dans son entier. Ensuite, certains entrepreneurs ont été emprisonnés. 

Néanmoins, nous pouvons avancer qu’avec une politique active de promotion de la culture entrepreneuriale, l’image de l’entrepreneur peut changer, et ainsi susciter des vocations parmi les jeunes notamment étudiants. Plus le nombre d’entrepreneurs sera élevé en Algérie, plus l’économie sera dynamique, en croissance et potentiellement prospère. Pour finir, avec l’entrepreneuriat, l’Algérie peut connaître la diversification de son économie. 

Question 5

Dans le cadre de la question 5, nous avons voulu questionné les connaissances pratiques des étudiants de l’Université de M’Sila, à savoir, s’ils savaient ce que sont les Business Plan et Business Model. Nous pouvons ainsi constater que sur les 75 étudiants répondants, il y en a 22 (Soit 29.3%) qui savent ce qu’est un Business Plan mais ne savent pas ce qu’est un Business Model, il y en a 10 (Soit 13.3%) qui savent ce qu’est un Business Model mais ne savent pas ce qu’est un Business Plan, seulement 2 étudiants répondent savoir ce que sont les Business Plan et Business Model. Enfin, une majorité d’entre eux, c’est-à-dire 41 / 75 (Soit 54.7%) qui ne savent ni ce qu’est un Business Plan ni ce qu’est un Business Model. Notons tout de même que ces connaissances sont essentielles dans le cadre d’un projet entrepreneurial. Ainsi, nous pouvons en déduire qu’il y a une partie des étudiants algériens qui sont sensibilisés aux notions fondamentales nécessaires à la réalisation d’un projet entrepreneurial réussit, notions qui pourront toujours servir dans le cadre éventuel d’un projet de création d’une entreprise ex-nihilo dès la diplômation avec l’aide et l’accompagnement de l’ANSEJ, mais également, plus tard au cours de leurs carrières, dans le cas, où des étudiants envisageraient de créer une entreprise non pas directement à l’issue de leurs études mais plus tard après avoir acquis une expérience professionnelle. Ces résultats prouvent encore une fois qu’une culture entrepreneuriale existe en Algérie, bien qu’elle soit en émergence.

Question 6

Pour ce qui concerne la question 6, les étudiants de l’Université de M’Sila devaient exprimer leurs opinions sur l’entrepreneur algérien. A savoir que les cinq premiers items (1=> L’entrepreneur mène une vie normale ; 2=> L’image d’une personne ayant réussit dans la société; 3=> Il mérite respect et estime de la part de la société ; 4=> Il a un mode de vie désirable ; 5=> Il crée de la valeur au pays et crée des emplois) demandent aux étudiants s’ils sont d’accord ou non avec des affirmations positives concernant l’entrepreneur alors que les 5 items suivants (6=> Il ne mérite pas la confiance ; 7=> Il a recours à l’intrigue et mène ses affaires de façon informelle; 8=> C’est quelqu’un d’opportuniste ; 9=> Il ne recherche que l’argent ; 10=> Il est un capitaliste qui exploite des salariés) demandent aux étudiants s’ils sont d’accord ou non avec des affirmations négatives sur l’entrepreneur. 

Nous pouvons ainsi constater les réponses ci dessous des étudiants sur une échelle de Likert de 1 (Très d’accord) à 7 (Pas du tout d’accord).

Question 7

Pour ce qui concerne la septième question, nous avons sélectionné 8 items qui correspondent à des volontés de carrière entrepreneuriales des étudiants (1=> Créer une entreprise à l’issue de mes études fait partie de mon projet professionnel ; 2=> A l’issue de mes études, si je pouvais choisir entre créer une entreprise et être salarié, je choisirais de créer une entreprise ; 3=> J’aimerai devenir créateur d’entreprise ; 4=> Pour moi, créer une entreprise à l’issue de mes études universitaires est un choix intéressant ; 5=> Je ne suis pas attiré par l’idée de créer une entreprise après mes études ; 6=> Si je le voulais, je suis tout à fait capable de poursuivre une carrière d’entrepreneur ; 7=> Je pense bien maîtriser le processus de création d’entreprise ; 8=> Si je devenais créateur d’entreprise, mes chances de réussite seraient élevées). Pour rappel ces étudiants n’ont pas suivi d’enseignement à l’entrepreneuriat.

Nous pouvons constater les réponses des étudiants ci-dessous sur une échelle de Likert de 1 (Très d’accord) à 7 (Pas du tout d’accord).

Question 8

Ainsi, la question 8 vise à interroger les étudiants de l’Université de M’Sila sur l’importance de l’opinion de l’entourage des étudiants concernant l’éventualité que les étudiants s’engagent dans la création d’une entreprise. Cette question de 4 items demande aux étudiants l’importance de l’opinion de leurs familles (conjoint(e) et parents), des amis proches, des professeurs de l’université, ainsi que des gens importants pour les étudiants.

Nous pouvons constater ci-dessous les réponses des étudiants sur une échelle de Likert allant de 1 (Très important) à 7 (Pas du tout important).

Question 9

La question 9 interroge les étudiants de l’Université de M’Sila sur l’approbation de l’entourage de ces étudiants dans le cas de la création d’une entreprise par les étudiants. Cette question à 4 items demande aux étudiants quelle serait l’approbation de leurs familles (conjoint et parents), de leurs amis proches, des professeurs de l’université, des gens importants pour eux, dans le cas où les étudiants choisissaient de créer une entreprise.

Nous pouvons constater ci-dessous les réponses des étudiants sur une échelle de Likert allant de 1 (Très d’accord) à 7 (Pas du tout d’accord).

Question 10

Dans le cadre de la dixième question, nous avons voulu évaluer les capacités entrepreneuriales perçues des étudiants de l’Université de M’Sila. Dans ce contexte, nous avons choisit 25 items qui devaient permettre d’interroger les étudiants sur les actions qu’ils estimaient être capable de réaliser dans le cadre de la création d’une entreprise. Dans le tableau ci-dessous, nous pouvons voir les 25 items sur lesquels les 75 étudiants ont exprimé leurs ressentis.

1 ==> Découvrir une opportunité d’affaires 6 ==> Identifier les informations pertinentes sur les concurrents 11 ==> Estimer un chiffre d’affaires prévisionnel  16 ==> Choisir une forme juridique pour la société 21 ==> Attirer des actionnaires 
2 ==> Identifier une idée de produit ou de service 7 ==> Identifier la responsabilité juridique de l’entrepreneur en fonction des situations  12 ==> Estimer les charges d’un projet 17 ==> Estimer les risques du projet 22 ==> Trouver les personnes et organismes compétents pour m’accompagner à créer une entreprise 
3 ==> Identifier les informations pertinentes du secteur d’activité envisagé 8 ==> Monter un plan marketing pour le produit ou le service 13 ==> Estimer les besoins financiers d’un projet 18 ==> Effectuer les formalités administratives liées à la création d’entreprise 23 ==> Consacrer tout mon temps et mon énergie à mon projet de création d’entreprise 
4 ==> Monter le projet de création d’entreprise 9 ==> Estimer la quantité prévisionnelle des ventes 14 ==> Estimer les flux de trésorerie  19 ==> Trouver des personnes compétentes pour travailler avec soi  24 ==> Trouver un bureau ou des locaux de l’entreprise nouvelle 
5 ==> Identifier les informations pertinentes sur les marchés et les clients 10 ==> Estimer un prix de vente 15 ==> Estimer les besoins en personnel 20 ==> Obtenir les financements nécessaires à la création d’une entreprise  25 ==> Acheter ou louer des moyens matériels 

PROFIL DES ETUDIANTS

Nous pouvons noter qu’il y a 65 étudiants (Soit 87.8%) sur les 74 qui ont répondu (Dont 35 qui sont en 2ème année de Master) qui répondent étudier en Master académique (C’est-à-dire l’équivalent du Master recherche en France), aussi, il y a 37 étudiants (Soit 50%) qui répondent finir l’étude à la fin de l’année universitaire, ainsi que 31 sur les 74 étudiants (Soit 41.9%) qui ont répondu qu’ils finissaient leurs études l’année suivante de l’année universitaire de l’étude. Par ailleurs, sur 73 étudiants, 68 (Soit 93.2%) ont répondu étudier dans des filières de sciences exactes. Également, sur 74 étudiants, il y en a 23 (Soit 31.1%) qui ont répondu qu’ils avaient entre 21 et 23 ans, 30 (Soit 40.5%) qui ont répondu qu’ils avaient entre 23 et 25 ans, ainsi que 12 (Soit 16.2%) qui ont répondu qu’ils avaient entre 25 et 27 ans. Cela fait au total 65 étudiants (Soit 87.9%) sur les 74 étudiants qui ont répondu qu’ils avaient donc entre 21 et 27 ans (En additionnant les trois chiffres). A savoir également que sur 73 étudiants ayant répondu à la question du genre, 49 (Soit 67.1%) étudiants ont répondu être un homme alors que 24 (Soit 32.9%) ont répondu être des étudiantes (C’est-à-dire des femmes).

A la question de l’acquis éventuel d’une expérience professionnelle, sur les 73 étudiants ayant répondu, 41 (Soit 56.2%) étudiants ont répondu ne pas avoir d’expérience professionnelle, 18 (Soit 24.7%) ont répondu qu’ils ont une expérience professionnelle à travers des « petits boulots » d’étudiants, alors que 13 (Soit 17.8%) ont répondu avoir acquis une expérience professionnelle obtenue au sein d’une organisation, à savoir que 5 ont obtenu leur expérience professionnelle dans le secteur agricole et agroalimentaire et 5 autres ont obtenu leur expérience professionnelle dans les secteurs de l’environnement, de l’hydraulique et de l’eau. Enfin, 65 étudiants ont répondu à la question de la profession du père, à savoir que parmi eux, 33 (Soit 50.8%) des étudiants ont répondu que leur père était soit entrepreneur, soit commerçant, soit de profession libérale. Également, sur 66 étudiants qui ont répondu à la question de la profession de la mère, il y avait 44 (Soit 66.7%) étudiants qui répondaient que leur mère était mère au foyer ainsi que 13 (Soit 19.7%) qui ont répondu que leur mère était entrepreneure ou commerçante ou de profession libérale.

DISCUSSION

Ainsi, nous avons vu à travers les résultats présentés dans cet article, les intentions entrepreneuriales des étudiants de l’Université de M’Sila, nous avons dans ce contexte constaté qu’une partie des étudiants questionnés avaient l’intention de créer une entreprise. Dans un premier temps, cette affirmation nous permet d’en déduire que d’une part, les autorités publiques algériennes ont fait un travail de promotion de la culture entrepreneuriale qui a apporté des résultats positifs, si l’on en juge le fait qu’une partie des étudiants sondés envisagent de créer une entreprise, sans même avoir eu d’enseignement à l’entrepreneuriat, c’est-à-dire, que ces étudiants n’ont ni suivi de programmes de sensibilisation à l’entrepreneuriat ni de formation à l’entrepreneuriat. D’autre part, ces résultats nous permettent de déduire également, que compte tenu du nombre relativement important d’étudiants (50% au total) qui ont l’intention de créer une entreprise dès la fin de leurs études ou plus tard au cours de leur carrière, probablement que les autorités publiques algériennes dans le cas où elles choisissaient d’implanter des modules de sensibilisation dans les filières universitaires de sciences exactes, certainement, que le suivi de ces enseignements connaîtrait un fort engouement.

En effet, les étudiants des filières universitaires de sciences exactes que nous avons questionné, connaissent la principale agence d’aides et d’accompagnement à l’entrepreneuriat qui leur est destiné, à savoir l’ANSEJ. Par ailleurs, les étudiants interrogé compte tenu qu’ils n’ont pas suivi d’enseignement à l’entrepreneuriat peuvent se rapprocher de la Maison de l’entrepreneuriat de l’Université de M’Sila, qui pourra en tout état de cause, non seulement, informer, sensibiliser voir même former les étudiants qui envisagent la création d’une entreprise, mais aussi la Maison de l’entrepreneuriat de l’Université de M’Sila pourra les accompagner à la concrétisation de leur projet entrepreneurial tout simplement en les dirigeant vers l’antenne locale de l’ANSEJ (Pour rappel : l’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes), afin qu’ils puissent cheminer vers la création de leur entreprise. Finalement, le contexte économique algérien est facilitant pour l’entrepreneuriat. Certains des étudiants envisagent de créer une entreprise dès l’obtention de leur diplôme, nous le savons, pour ne pas avoir à se retrouver dans une situation de chômage, compte tenu du marché de l’emploi plutôt difficile d’ailleurs à l’échelle mondiale, ce qui veut dire que cette démarche s’inscriraient dans la création de son propre emploi, ce qui peut être considéré comme de l’entrepreneuriat de nécessité. Néanmoins, compte tenu qu’une partie selon nous importante (33 / 65 étudiants soit 50.8% de l’échantillon) des étudiants ont un père entrepreneur ou commerçant ou de profession libérale, et que le fait d’avoir un père ayant ce statut, peut susciter la volonté de devenir entrepreneur, nous pensons ainsi que certains des étudiants qui ont répondu envisager de créer une entreprise que ce soit dès l’obtention de leur diplôme ou plus tard au cours de leur carrière, opteront pour de l’entrepreneuriat d’opportunité, c’est-à-dire, qu’ils réaliseront un projet entrepreneurial pour exploiter une opportunité, qui peut être innovante. Globalement, nous avons pu constater que les étudiants questionnés ont des capacités entrepreneuriales perçues positives, ce qui veut dire que ces étudiants ont une certaine confiance en eux, ce qui est un préalable à la création d’une entreprise. En effet, la confiance en soi est importante, autant dire qu’il est nécessaire d’avoir la confiance en soi pour s’engager dans la carrière entrepreneuriale et ainsi réussir sa démarche de création d’entreprise.

CONCLUSION 

Pour conclure, nous pouvons dire que ces résultats, bien qu’il soient seulement descriptifs, ont tout de même le mérite de décrire quelques éléments sur l’intention entrepreneuriale des étudiants algériens de l’Université de M’Sila. Ainsi, nous avons décrit les différents principaux dispositifs d’aides et d’accompagnement à l’entrepreneuriat que peuvent solliciter les jeunes étudiants pour pouvoir réaliser un projet entrepreneurial. Aussi, nous avons constaté que des programmes de sensibilisation et de formation à l’entrepreneuriat existent en Algérie, ce qui peut outiller les étudiants à concrétiser la création d’une entreprise. En effet, que ce soit les filières de sensibilisation et de formation qui existent au sein de l’Université publique algérienne, que ce soit les formations entrepreneuriales des écoles de commerce privées, que ce soit les 58 maisons de l’entrepreneuriat basées dans les 106 campus universitaires publics situés sur l’ensemble du territoire, ou que ce soit les ONG dont Injaz El Djazaïr, nous pouvons dire, que les instruments de stimulation de l’entrepreneuriat existent en Algérie, ce qui peut offrir des perspectives de carrières entrepreneuriales intéressantes aux jeunes diplômés. Pour finir, nous pensons qu’il serait très utile et intéressant de réaliser des recherches plus approfondies sur notre sujet afin de confirmer nos résultats. 

Enfin, nous rappelons que cet article est une sorte de résumé de notre thèse d’environ 1200 pages (Avec les annexes comptées) dont le titre est : 

« L’intention entrepreneuriale des étudiants de l’enseignement supérieur public algérien », et dont le terrain de recherche fut un échantillon d’étudiants de l’Université de M’Sila. Nous tenions également a remercier l’IUFS/IHAC (International University of Fundamental Studies/ International Higher Academic Council) de nous avoir permis de terminer notre thèse pour obtenir le PhD.